Les bivouacs

Les bivouacs

A part trois e10381118_m campingn nuits en hôtels, une nuit à Arvaikheer et deux nuits à Dalangzalad, nous avons bivouaqué toutes les nuits de ce périple. La plupart des bivouacs ont eu lieu en altitude sur les plateaux de l’Altaï. Le bivouac le moins élevé a été à  1’030 m et le plus haut et aussi le plus froid à l’altitude de 2’400 m. Dans le désert de Gobi, la température était plus clémente et l’altitude autour des 800 m. L’altitude moyenne de nos 18 bivouacs est de 1’720 m. Nous avons observé des couchers de soleil superbes en couleurs, mais aussi subi des orages assez violents et arrosés. Lorsqu’il y avait des yourtes à proximité, nous avions très souvent des visites spontanées et sympathiques de leurs habitants. Hommes, femmes et enfants venaient nous dire bonsoir à cheval ou en moto, nous offraient du lait, du fromage ou de la bière et nous restions à partager ces moments de rencontre si fabuleux.

Au petit matin, c’était les aigles qui nous survolaient à basse altitude.

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Les rencontres

A-407

Nous avons établi notre bivouac à 80 km à l’Est de Chandmani, sur un plateau à 1680m bordé au Nord par la montagne Khuren Undor Uul 4202m et au Sud par la montagne Zon Uul 3452m. Au matin, il fait frais et nous prenons notre premier café et apercevons un Mongol tenant  deux chevaux en longe et qui s’approche de nous. Il est habillé du grand manteau classique avec une ceinture de tissus jaune-orange et un chapeau de toile à larges bords. Nous lui offrons du café qu’il boit tranquillement en ayant l’air de l’apprécier.

Puis il s’en va derrière la colline qui surplombe le bivouac, et 10 minutes plus tard, le revoici avec son épouse, sa fille et son fils. Ils nous apportent du lait A-392 de chèvre et du fromage. Tout le monde s’assied et nous prenons tous ensemble le petit déjeuner. Madame, habillée d’un jeans avec un cœur sur une poche et un top à bretelles est très à l’aise, elle nous aide à faire des tartines et servir le café. La jeune fille, aussi en jeans et sweet shirt, nous explique dans un anglais très basique qu’elle suit des études à Bayankhongor pendant la saison froide et le garçon joue au ballon de rugby avec  Chloé et Romain. A la fin du petit déjeuner, cette famille nous fait comprendre que nous pouvons les accompagner à leur yourte, ce que nous faisons avec une grande joie.

Nous entrons avec beaucoup de respect dans la yourte (en mongol : ger ou ghir), à gauche il y une TV, 2 batteries de voiture reliées au panneau solaire extérieur, en face, le lit qui sert aussi de canapé, à droite (à l’est) la cuisinette où tout est bien rangé, avec tout ce qu’il faut pour faire les fromages, et au centre le poêle avec la cheminée d’aération. Ils nous offrent de l’airag, un alcool A-409 de lait de jument fermenté, et des fromages que nous dégustons. Cet intérieur respire le bien être et la vie saine des nomades. Nous prenons des photos, puis nous sommes conviés à assister à la traite des chèvres qui attendent à 100m de la yourte, et même à faire un essai de traire une chèvre qui n’a pas l’air d’apprécier nos mains maladroites.

Au moment de se quitter nous leur montrons, directement sur l’écran du Nikon, toutes les photos que nous avons prises. La jeune fille nous fait comprendre que la famille aimerait en recevoir une copie. Comment faire ? c’est notre question. Et surprise, elle nous écrit une adresse email et une adresse Facebook pour lui faire parvenir ces photos, ce que j’ai fait à notre retour

Ce petit récit pour illustrer que la Mongolie est un pays moderne, bien que vivant très proche de la nature et des animaux, et que ses habitants sont d’un accueil chaleureux comme nulle part ailleurs. Nous avons eu l’occasion de faire mille et une rencontres durant ce raid, et chacune de ces rencontres nous a laissé un souvenir inoubliable.

Une autre rencontre inattendue sur la pisteB-229 Les Suisses alors que nous remontions sur Altaï, a été un jeune couple suisse de cyclistes, elle Bernoise et lui Lausannois, Ils sont partis de Préverenges près de Lausanne et  allaient en Chine. Leur projet de voyage se nomme « All school Project », et si vous désirez en savoir plus sur leur périple, allez visiter leur blog www.allschoolproject.ch Chapeau à eux deux, car parcourir en vélo les pistes mongoles avec tous les bagages nécessaires à un voyage de 2 ans, ce n’est pas une promenade d’un week-end slow-up.

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